Mesures sanitaires adoptées dans les bibliothèques

Québec, le 11 janvier 2021 — Les membres des Travailleurs et travailleuses unis de l'alimentation et du commerce, section locale 501, travaillant dans le dans le réseau des bibliothèques de Québec, demandent à l’administration Labeaume de ne pas déconfiner les bibliothèques pour permettre aux travailleur(euse)s d’effectuer leur travail de manière sécuritaire.  

À la suite de l’annonce du resserrement des mesures sanitaires liées à la lutte contre la Covid-19 par le gouvernement Legault, un branle-bas de combat s’est déployé afin de permettre aux étudiants québécois d’utiliser les installations des bibliothèques à des fins d’études tout en protégeant les travailleurs. Ces mesures ont dû être appliquées très rapidement, sans préavis, menaçant du même coup nos membres au plus fort de la crise. Bien que ces mesures aient été comprises par les travailleurs qui soutenaient les enjeux d’éducation ayant mené à ces décisions, ils craignaient tout de même pour leur sécurité en tant que travailleurs essentiels.

Mais il semble maintenant qu’il y ait plus. Tout porte à croire que le gouvernement Legault, en plus de permettre aux étudiants d’utiliser les installations, autoriserait désormais à la population de circuler en bibliothèque et d’effectuer des prêts au comptoir, comme il était permis de le faire avant la période de pandémie. Les mesures mises de l’avant au préalable, soit la fermeture à la population et le prêt sans contact ont fait leurs preuves auprès de la population et ont permises aux bibliothèques de demeurer actives dans leur communauté, offrant un service essentiel. En période de fortes éclosions non contrôlées et sachant que plusieurs personnes atteintes de la Covid-19 sont asymptomatiques, il n’est pas responsable de revenir à un modèle permissif et peu limité du côté de la clientèle. Le gouvernement provincial laisse à la discrétion des gestionnaires et des municipalités de reprendre les services ou non.

Bien que les services offerts par les bibliothèques soient d’une importance capitale notamment pour la culture de notre société, il s’avère qu’ils ne sont pas, contrairement à d’autres commerces, essentiels à la survie de la population. Nous ne pouvons concevoir, qu’alors que les écoles secondaires, cégeps et universités sont actuellement fermés, les travailleurs des bibliothèques, eux, doivent devenir non seulement les gardiens élargis de l’éducation, mais également s’ouvrir et s’exposer à l’ensemble de la population. Il est paradoxal de constater que pendant que les règles de confinement sont resserrées, celles existantes à l’intérieur des bibliothèques sont élargies.

Veillant à protéger la santé et sécurité de ses membres en bibliothèque ainsi que les citoyens, les Travailleurs et travailleuses unis de l'alimentation et du commerce, section locale 501, s’opposent formellement à la motion permettant aux citoyens de circuler en bibliothèque ainsi que l’utilisation du service de prêts de documents au sein des établissements. Il va de soi qu’au cœur d’une période de reconfinement total provincial, ajouter des services et retirer des mesures ne fait qu’augmenter les risques encourus par les travailleurs des bibliothèques.

Le confinement doit protéger chaque citoyen et rendre les milieux de travail sains et sécuritaires. En aucun cas nous n’accepterons de mettre en péril leur sécurité.

 


À propos des TUAC 501
Avec ses quelque 19 000 membres répartis dans plus de 410 entreprises, le syndicat des TUAC 501 fait partie du plus important syndicat francophone de l’alimentation et du commerce de tout le Québecen plus de représenter des membres dans le nord du Nouveau-Brunswick. Notre organisation élargie compte plus de 55 000 membres au Québec, 255 000 au Canada et au-delà de 1,4 million en Amérique du Nord. Nos membres travaillent dans tous les domaines de l’industrie alimentaire et le commerce, ainsi que dans d’autres domaines tels les emplois de service, de transformation, de fabrication, ainsi que les emplois techniques et professionnels.